Wisdom of Life

#Nuit des débats à Paris : « Quelle vie active ? »

Vendredi  24 mars, la JEC invitait à participer à la nuit des débats organisée par la Mairie de Paris. Pour l’occasion, le thème de la réunion a été choisi pour rejoindre les aspirations de chacun mais aussi l’actualité : « Vie active ».

Après avoir déballé ensemble toutes les idées que nous avions en tête sur le sujet, des catégories sont apparues : le statut, les dimensions positives (être indépendant, utilité du travail…) et négatives (exploitation, burnt out…), l’absence de travail (chômage, discrimination…), le droit du travail… nous avons constaté que les mots qui nous venaient en tête étaient assez loin des mots « Vie » et « Active » (ou « action »)…

La question du sens du travail est apparu ensuite dans la discussion. Même si nous avions déjà reconnu que le quotidien du « métro boulot dodo » pouvait mettre en péril notre équilibre et la plénitude de notre Vie. L’État est apparu comme devant être un garant de la qualité du travail, d’une part en luttant contre tous les abus vis-à-vis du code du travail (CDD à répétition, sous-emploi, stage « d’exploitation », discrimination à l’embauche…), mais aussi vis-à-vis de la santé des travailleurs (physique et psychique)…

Malgré tous les méfaits possibles du travail, il est apparu comme préférable de travailler, même pour un salaire moindre que ce qui serait touché comme allocation, pour pouvoir s’épanouir, avoir une vie sociale développée… on ne travaille pas que pour l’argent !

L’idée d’un revenu universel (sujet dans l’actualité) nous a paru intéressante, non pas pour ne pas travailler, mais pour permettre de chercher le travail qui nous intéresse vraiment… pour que les personnes ne soient pas prisonnières d’une situation juste à cause de l’argent.  Des expériences anciennes aux Etats Unis et au Canada semblent avoir donné des résultats intéressants… d’autres tentatives existent ici et là. Cette proposition du revenu universel comme celle en cours d’expérimentation en France des territoires zéro chômeur de longue durée (portée entre autre par ATD Quart Monde) nous conduisent à reconsidérer ce que l’on appelle vie active. Dans ce dernier cas, c’est l’argent des allocations chômages qui est utilisé pour permettre par exemple de créer de nouvelles propositions de service sur le territoire en question et ainsi créer de l’emploi : ici la collectivité y gagne à plus d’un titre : santé des personnes, amélioration de la vie en société (plus de service) et à terme, diminution des dépenses publiques.  Les vidéos qui nous ont détaillé ces processus nous ont aussi conduit à interroger l’hyper robotisation de certains domaines « productifs ».  La pression sur les travailleurs restant au sein de ces systèmes robotisés est extrême :  Les entreprises ne peuvent se permettre d’avoir deux personnes en poste pour maintenant en fonctionnement ces robots, ainsi le moindre arrêt maladie pour tourner au drame : pression sur le salarié parce qu’un intérimaire est disponible pour prendre sa place, pression sur toute la production pour tenir les délais exigés…

Il arrive quelque fois que l’on revienne en arrière comme par exemple les cas des rayons fruits et légumes de certains supermarchés où l’on a remis du personnel pour qu’il y ait moins de perte de nourriture…

Les questions subsidiaires étaient donc : quels sont les métiers que des robots ne pourraient pas faire d’une part et d’autre part quelle est la place pour l’humain dans nos emplois aujourd’hui ?

En tant que jeune, nous avons pu constater combien trouver un premier emploi (autre qu’un petit job) était difficile. Il est apparu que pour avoir des emplois à la hauteur de nos espérances et candidater ici et là, il faut parfois avoir déjà de l’argent de côté ou une famille qui appuie en particulier pour participer à des entretiens à l’autre bout de la France (même si pôle emploi peut aider un peu). Une fois un vrai premier travail « sérieux » obtenu, il est plus facile d’en trouver d’autres car les entreprises aiment débaucher…

En attendant  à la question du travail de nos rêves, les réponses n’ont pas fait référence aux revenus mais directement au sens et aux valeurs que nous souhaitons porter par là…

Paysan « dans le Larzac » pour expérimenter l’autosuffisance alimentaire, travail au service des autres dans le domaine social, juriste pour contribuer à un monde plus juste, journalisme pour assouvir une soif de savoir ce qui se passe dans le monde, formatrice ou enseignante pour répondre à un besoin de transmission de savoir,  volonté de rendre les gens heureux autour de soi…

Et vous ?

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