Colloque JECI-MIEC en Pologne: première journée et premiers débats!

        Après bien des rebondissements, c’est à Laski, petit village polonais dans la banlieue de Varsovie, que s’est tenu le colloque de la coordination européenne JECI-MIEC sur un thème brûlant : « La sexualité et les jeunes chrétiens dans l’Europe du XXIe siècle – Le choix de notre mode de vie ». Ce rassemblement qui devait initialement se tenir en mars dernier à Kiev avait finalement été déplacé et décalé pour des raisons évidentes de sécurité. Ainsi, peu de participants inscrits pour l’Ukraine ont également pu se déplacer en octobre. Une vingtaine de jeunes, issus de dix pays, ont participé aux activités proposées dont voici un bref résumé. Comme toute activité JEC digne de ce nom, la session était décomposée en trois temps : VOIR, JUGER et AGIR.

 

        VOIR : Comment réussir à ne pas délaisser la première étape du « Voir » lorsque l’on aborde un sujet à la fois si intime et si politique ? Un vrai casse-tête pour l’équipe de préparation !  Les participants ayant déjà fait part de leur crainte d’être attaqué personnellement sur le choix de leur mode de vie, il convenait tout d’abord de donner à tous le temps de se forger sa propre opinion de manière éclairée et ce dans le respect de la parole de chacun.

        Première animation : une réflexion sur les stéréotypes hommes/femmes autour d’un jeu de la KSJ (Allemagne). L’idée ? Représenter les tâches traditionnellement attribuées aux femmes et aux hommes dans nos sociétés, de manière détournée ou non, à travers différents exemples : l’Eglise, l’hôpital, le coiffeur, etc. Lors de la présentation des travaux, il s’est avéré que chaque groupe avait fait le choix d’inverser les rôles mais avec des perspectives complètement différentes. Alors que certains y voyaient une évolution souhaitable, d’autres avaient au contraire voulu souligner l’absurdité d’un tel changement. S’est alors engagé un débat intense sur une supposée « répartition naturelle des rôles » entre hommes et femmes. Une bonne mise en bouche pour le reste du menu !

        L’introduction à la psychologie de la sexualité, présentée comme à la fois biologique/physiologique et psychologique/émotionnelle de l’autre (mais dans tous les cas comme un besoin) ne répond que partiellement aux questions des participants dont certains y voient une vision moralisatrice. Dans tous les cas, les mots de Markus, l’aumônier de la coordination, transmis par l’intermédiaire de Max rencontrent un certain écho chez les jeunes : « Restez curieux et conscients de votre propre comportement à l’égard du besoin humain de sexualité et écrivez pour vous-mêmes des pistes pour parvenir à un comportement mature ou pour éviter un comportement immature ». A la fin de la journée, Maria, étudiante polonaise en psychologie, propose d’approfondir le sujet en expliquant notamment le concept d’ « intégration » selon Allport qui consiste à subordonner ses émotions et son instinct à l’intellect et à la volonté.

 

A la fin de cette première journée, les participants se sont déjà réellement approprié le sujet à tel point que les débats se poursuivent une fois les animations clôturées.

About Author: Claire

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