Wisdom of Life

La JEC de Metz à Taizé (Toussaint 2013)

Nada te turbe, nada te espante, quien a Dios tiene nada le falta. Nada te turbe, nada te espante, solo Dios basta… Dans l’église en bois, assis sur la moquette, à la lueur des bougies et devant la croix de Taizé, plusieurs centaines de jeunes, ainsi que les frères de la communauté entonnent ce chant, cette prière de Thérèse d’Avila. Ici, on trouve de toutes les nationalités, de toutes les confessions religieuses… La communauté de Taizé compte une centaine de frères, dont soixante-dix à Taizé et une trentaine dans d’autres petites communautés. La JEC s’y est rendue en bus avec des jeunes de Sarreguemines du 24 au 28 octobre 2013.Passé le porche surmonté des cloches de l’église, on arrive dans une sorte de village hippie, avec des petites baraques en bois, des sanitaires rudimentaires, et de la nature un peu partout. Un plan du site accompagné du déroulement d’une journée ainsi qu’un ticket repas est d’entrée de jeu remis à chaque participants.

– 8 h 15 : Prière du matin suivie du petit déjeuner

– 10 h : Introduction biblique puis partage en groupe

– 12 h 20 : Prière de midi suivie du repas

– 15 h 15 : Travail en équipe

– 17 h 15 : Goûter

– 17 h 45 : Carrefours

– 19 h : Dîner

– 20 h 30 : Prière du soir

Ici, les repas sont simples (un plat, une portion de fromage et un dessert), les douches archaïques, et chacun participe à la vie commune. Des groupes sont désignés pour la vaisselle, les poubelles, l’organisation des repas et le nettoyage. Toutes ces activités se font en rythme et en chanson. Dès le premier jour, les participants sont invités à se réunir en groupes de partage de cinq à sept personnes afin de réfléchir ensemble sur les questions spirituelles posées par les frères qui s’occupent de l’introduction biblique. L’après-midi, plusieurs carrefours sont proposés dans les différentes salles que propose l’espace de la communauté. Le tout est rythmé par les trois temps de prières quotidiennes, où chacun prend le temps de méditer, bercé par les doux chants. On peut y voir des jeunes plongés dans leurs questionnements, dans les bras les uns des autres, les larmes aux yeux. Le paroxysme est atteint le vendredi soir, quand a lieu la prière sur la croix, placée à l’horizontal afin que chacun puisse venir y poser le front pour un moment d’intimité avec Dieu. Après les prières, les frères attendent sur le côté, au cas où quelqu’un voudrait s’entretenir avec eux, leur poser une question ou se confesser. Le soir, c’est à l’Oyak, le bar local, que tout le monde se réunit pour un moment de détente. Ça chante, ça joue de la musique, ça boit un coup entre amis… Après quoi, chacun rejoint sa tente (ou sa chambre, pour les mieux lotis), pour un sommeil récupérateur avant la journée du lendemain.

La communauté des frères n’acceptant pas de dons, ils vivent exclusivement de leur travail. Ainsi, une boutique souvenir est accessible, où l’on peut trouver des bijoux (croix de Taizé en pendentif), des icônes, des poteries, des petits bancs de prières, des livres, des CDs pour continuer à écouter les chants méditatifs, même après le retour chez soi, ainsi que des cartes postales. Enfin, pour vraiment être au calme, on peut également aller faire un tour à l’étang du Nolainge, affluent de la rivière de la Grosne, petit coin de nature apaisant propice à la lecture et au recueillement.

« On passe à Taizé comme on passe près d’une source », a dit Jean-Paul II, alors qu’il venait y rendre visite à son ami, le frère Roger. On en repart le cœur plein d’espoir et chargé des souvenirs et des merveilleuses rencontres qu’on y a faite. On en revient réconcilié avec soi-même… et on a qu’une envie : y retourner.

Sébastien Cardillo, service civique

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