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Réunion JEC Nancy – Témoignages sur l’éducation religieuse

Suite à la réunion sur le thème de l’éducation religieuse, la JEC Nancy avait comme projet d’écrire un article regroupant différents témoignages des participants. Pour ce faire, 2 personnes ont pris en note pendant la réunion les phrases clefs de chaque participant. En voici le résumé :

Clarisse :

« Le catéchisme c’était recopier le ‘Je vous salue Marie’. Franchement pas une approche de la foi que je souhaite garder ! En Allemagne, j’ai eu des cours de religion à l’école, mais ce n’était pas du cathé à proprement parlé cela ressemblait plus à de la théologie. Et il existe un impôt sur le culte, mais seulement certaines religions sont concernées. J’ai été éduquée avec une belle ouverture : mon père va à la messe le samedi et au culte le dimanche. »

Clément :

« J’ai été au caté, tout ce qu’il y a de plus classique puis aumônerie collège-lycée normale, même si dans les Vosges la réputation de l’aumônerie des lycées est plus » libérale ». C’est la fac qui m’a fait voir plus de choses, plus de confessions aussi (ou au moins en parler) et surtout me poser des questions. Jusque là, je peux dire que c’etait l’éducation religieuse consensuelle , on faisait des jeux, des prières, des messes mais on parlait plus du côté sociétal que théologique. Par contre, du côté de la famille, c’était plus vu comme un hobby qu’autre chose bien que ça ait changé depuis. »

Félix :

« J’ai appris les prières au catéchisme, mais dans ma famille, j’ai surtout appris à prendre le temps de le réciter. A 14ans, il y a eu comme un déclic, avec cette question : est-ce que je suis vraiment chrétien et l’ai-je réellement choisis? »

Thomas :

« Étant dans le privé de la 6e à la Terminale, j’ai eu des cours de religion. J’ai également bénéficié d’une éducation religieuse dans ma famille. A mes 16 ans, j’ai vécu mes premières rencontres européennes de Taizé qui ont été un réel tournant, un élargissement. Le baptême c’est l’accueil dans la communauté chrétienne et des valeurs qu’elle véhicule. »

Bruno :

« Au Brésil, au catéchisme on a pas découvert Dieu mais l’Eglise. A l’école et pendant mon adolescence, j’étais pratiquant, mais pas croyant. J’allais à la messe en me demandant : pourquoi on fait ça ? Puis ma vie spirituelle a évolué, ma vie avec Dieu, et cette fois plus pour suivre la tradition. Au début c’est la famille qui te dit de faire comme ci ou comme ça et vers 14 ans, j’ai vécu une grosse remise en question et me suis posé beaucoup de questions. J’ai fait un tri pour savoir ce que je voulais garder ou pas. Beaucoup de choses me font dire que j’ai pris la bonne direction. La fac avec les jésuites est la période où j’ai commencé à grandir. »

Payam et Houman :

« En Iran, il y a une matière ‘religion ‘ de l’école à l’université. La religion est quelque chose de très difficile, car on ne nous laisse pas le choix. L’Islam est la religion d’Etat qui domine les autres religions en minorités. Il y a peu de chrétiens. Pour nous, Dieu c’est avant tout l’énergie qui nous relie les uns aux autres, c’est l’Amour, c’est la nature. On doit respecter. »

 

Anna :

« Le catéchisme ce n’était pas du bête recopiage de prière mais beaucoup d’activités ludiques, de jeux, afin que les enfants puissent s’approprier les contenus de l’enseignement et adapter les textes à la vie de tous les jours. Il y avait une ouverture qui m’a permis de me faire ma propre idée. »

Camille :

« Pendant mon enfance, mon catéchisme a été accompagné de moments de joies, de bonheurs et de partages. Je m’y sentais bien et la bible m’intéressait énormément. Puis quand est venue la période du collège, je me suis éloigné de la religion (pratique et spirituellement), tout en continuant mon parcours religieux. Malgré cet éloignement, je me sentais toujours proche et l’aise avec Dieu. Et en grandissant, je me suis rendu compte sur ce que la religion m’avait apporté pendant mon enfance et naturellement elle est revenue dans ma vie »

Salah :

« Mon éducation religieuse est présente dans toute ma vie et a été stricte. Mes parents ont choisi pour moi, ma mère étant très religieuse. Pendant mon adolescence, je me suis posé cette question : pourquoi les autres religions iraient en enfer ? Je me suis ensuite inspiré de la religion chiite. Je suis sûr à 90 % que Dieu existe. Je pense être à l’intersection de beaucoup de religions, spiritualités dont je m’inspire. J’ai lu beaucoup sur toutes les religions : judaïsme, christianisme, bouddhisme …»

Matthieu :

« Je n’ai pas eu d’éducation religieuse précise pendant mon enfance, mais je fréquentais régulièrement l’église évangélique jusqu’à environ 14 ans. A 18 ans, j’ai réalisé que Dieu m’aimait, qu’il avait toujours été présent dans les bons et les mauvais moments et il m’a montré le chemin par le baptême. Dieu n’a pas guidé tous les hommes car dans son amour infini, il a laissé le choix à l’Homme de suivre Jésus ou pas. Pour moi le baptême c’est dire : je suis chrétien, je l’accepte et le déclare publiquement, je suis devant vous et reconnaît que Jésus Christ est Sauveur et Seigneur. (Romains 10:9) »

Manon :

« J’ai grandi dans une famille où aller à la messe tous les dimanches n’est pas une obligation mais où les valeurs chrétiennes prennent une grande place. A 15 ans, lors de ma première rencontre à Taizé, c’est une évidence que Dieu existe et ai donc décidé de faire ma confirmation. Aux JMJ 2013, début de la vie étudiante, j’ai pris la mesure de ce que voulait dire être disciple. Pas seulement de croire, mais d’agir en chrétien. Les différents engagements que j’ai pu prendre depuis trouvent leurs racines dans ma foi chrétienne. »

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